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Publié : 18 décembre 2008

"Mondes imaginaires"

"Mondes imaginaires"
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1) Les artistes présentés :

Danielle JACQUI
Née à Nice en 1934

Danielle JACQUI commence à dessiner en 1945 (à 11 ans) et, depuis, n’a jamais cessé malgré toutes les « intempéries » de la vie. A la suite de son divorce, en 1970, elle devient brocanteuse et expose ses œuvres, sur ses stands, au milieu de la brocante… peintures, meubles peints, mais aussi broderies exceptionnelles nécessitant des heures de travail. Son second mari, Claude, la soutiendra inlassablement dans sa création. Alors commencera vraiment l’œuvre de « celle qui peint », ainsi qu’elle se plaît à se dénommer dans sa maison de Pont de l’Etoile.
L’acte créateur, chez Danielle JACQUI, est un défi permanent aux hommes, aux institutions. Comme beaucoup d’autres artistes singuliers, elle travaille énormément, de jour comme de nuit, elle peint, elle écrit, elle brode. Après avoir réalisé une fresque remarquable dans son village, elle a entrepris la façade de sa maison, véritable chef-d’œuvre en elle-même. Peintures, sculptures, bas-reliefs, poèmes y créent un univers singulier dans la droite ligne de Ferdinand CHEVAL ou de Niki de SAINT PHALLE. Depuis 1971, elle expose dans le monde entier. Une importante rétrospective de son œuvre a eu lieu en 1998 au Musée d’Art Brut de Baltimore, couronnée d’un succès retentissant. Depuis 1995, elle expose régulièrement à New York avec la Galerie des 4 Coins.
Luis MARCEL – 2000

Jean-Claude MELTON dit LEON
Né en France à Cours-la-Ville (69) en 1943

Le marchand de sable est passé… pour notre émerveillement ! Comme il se plaît à se dénommer, LEON est « marchand de sable »… Cadre dans un grand groupe de travaux publics, il assure l’approvisionnement en matériaux de la moitié de la France.
Son besoin de créer est vital pour lui, aussi, malgré une vie professionnelle très chargée, il trouve le temps de faire naître des personnages toujours renouvelés. Pendant ses loisirs, il a l’art de transformer les objets tombés dans la désuétude, abandonnés et poussiéreux en œuvres rieuses, colorées, impertinentes. Ses supports d’affection sont les boîtes à œufs et la mousse expansive sur lesquelles une imagination sans limite nous livre l’insolite enveloppé de poésie.
LEON nous amuse, nous séduit, mais reste sans concession et nous interpelle avec force, même si c’est avec humour, au travers de chaque oeuvre.
Il a, en outre, le culot de s’exprimer, bien sûr, hors de tout académisme, mais, en plus, sans aucun souci d’esthétisme… et, paradoxalement, son œuvre est belle !
Martine OLIVET – 2000

Alfred TROUVE
Né en 1953, à Wilrijk (près d’Anvers), en Belgique.

Après avoir suivi des cours à l’école des Beaux-Arts d’Anvers, TROUVE s’installe à Crestet, en Provence, dans la maison du célèbre sculpteur Stahli. Dans cet espace lumineux isolé de la canicule estivale, les couleurs du peintre vous assaillent en même temps que ses rires. D’un côté, l’atelier, où les couleurs crues attendent patiemment dans leurs tubes que l’artiste les exhibe. Elles sont là, déposées parmi les pots de colle, les rouleaux de laine de verre, divers objets insolites... En face, la salle d’exposition où les sculptures vous réservent le même accueil enjoué que leur créateur. Ce sont des oeuvres de toutes tailles, réalisées en résine de polyester, éclatantes d’humour et de couleur. On dit qu’Alfred TROUVE a rencontré la couleur en venant s’installer en Provence - sa production antérieure, tout en noirs, bruns et blancs, ayant un aspect tragique voire morbide-. Au contraire, son oeuvre au soleil vous invite à la fête, à la joie, au voyage, à l’exotisme, aux vacances...
Ici le lien entre la nature, l’homme et l’animal est récurent : « la table aux lapins », « la femme au tigre », « la femme avec lune et chat »... Parallèlement, dans une apparence naïve, voire enfantine, les oeuvres provoquent le visiteur par des clichés repris au cinéma, à la bande dessinée, à l’hyperréalisme. Lorsqu’on quitte ce lieu, on reste sur sa faim : on a écouté l’artiste, on a ri, on a bu avec lui, les oeuvres vous ont raconté mille histoires simples et naïves, et pourtant... et pourtant personne ne s’est livré, ni l’œuvre ni encore moins l’artiste.
Luis MARCEL

Evelyne POSTIC

En cercle ou alignées, les créatures totem racontent l’histoire de leur naissance :
Il y avait dans le coin de l’atelier, un gros rouleau de grillage, un sac de plâtre, de la filasse ( ce sont des crins de chevaux ), et des yeux de poupées qu’ Evelyne avait rangés dans une boîte de Ricorée. Il y a longtemps qu’Evelyne rêvait de rendre vivantes ses créatures qu’elle peignait et dessinait sans cesse sur tous les supports qui lui tombaient dans les mains. Elle se dirigea vers la grande table qui se trouvait sous la fenêtre de l’atelier, et y déroula le grillage, elle enfila ses gants de protection car celui-ci lui piquait les mains et les lui blessait. Munie de grands ciseaux, elle commença à le découper. Un triangle se dessina pour le corps, puis deux cercles ovales pour la tête. Le tout fut mis en forme à l’aide de fil de fer, puis fixé sur un socle de bois. Il fallait maintenant donner une identité à la première des créatures. Evelyne aime accumuler les objets abandonnés mais ayant eu une vie intéressante. Un manomètre, un énorme cadenas en fer blanc, une trompette en cuivre jaune, une serrure avec une jolie poignée dorée, des tuyaux en plastique, un ventilateur de réfrigérateur, et une lampe SNCF. Elle choisit dans le tas d’objets le cadenas, le mit de côté. Dans un grand récipient, Evelyne mélangea le plâtre et l’eau et y trempa la filasse. Vite il fallait agir vite car le plâtre commençait à chauffer, signe qu’il allait devenir dur et impossible alors de le travailler ! Evelyne appliqua le plâtre et la filasse dégoulinante sur le grillage, bientôt tout fut recouvert. Une fois le cadenas placé dans la bouche de la créature celle-ci prit le nom de "tais-toi". Quelques semaines plus tard, les créatures totem, "mets la pression !", "bientôt je vole !", "je n’entends rien !", "branche mes tuyaux" et "tais-toi" séchaient au fond de l’atelier, toutes blanches. Un peu de couleurs sur leur peau douce, Evelyne attrapa sur le haut de l’étagère une boîte contenant une poudre de pigment bleu, un magnifique bleu, profond et lumineux, qu’elle mélangea avec de l’alcool à brûler. Avec un gros pinceau, elle leur créa le vêtement bleu que vous pouvez admirer aujourd’hui.

Vitalijus CEPKAUSKAS dit VITALIS
Né en 1964 à Kedainiai en Lituanie

De1991 à 2005, il fait partie des artistes de la galerie Tréger. Sa carrière internationale est très importante. Les expositions de Vitalis se multiplient aux USA, en Europe... Après la sculpture, après la peinture, après la création de bijoux, ce boulimique (ce « touche-à-tout !) se lance actuellement dans la mode. Il est styliste en vogue dans son pays et aux USA.
Les matériaux utilisés sont divers et proviennent de récupération. Il les découpe, les transforme, les colle, les cloue afin de les intégrer dans ses œuvres. Son imaginaire débordant fait de Vitalis un des artistes lituaniens les plus originaux de son époque. Il séjourne et crée dans tous les pays où il expose.
Luis MARCEL – 2006

Joël BIRON

Ce métis antillais, après de nombreux voyages et études, s’installe dans la région lyonnaise comme architecte décorateur.
Sa passion pour l’art et la peinture en particulier, bien que présente dans son travail quotidien, ne suffit pas à satisfaire ce boulimique de labeur. Il occupe ses loisirs à raconter son histoire, celle de ses frères, l’esclavage, la négritude, le racisme, la culture noire, avec humanité. Dans son oeuvre, il n’y a rien de gratuit : tout est symbole. A nous de chercher dans la culture de l’autre.

Herman BOSSERT
Né en 1940 à Amsterdam

Herman Bossert est né en 1940 à Amsterdam, where he studied to become a schoolteacher, teaching for years in small towns and eventually becoming a French teacher at secondary schools. He was creative with painting and drawing, initially in a rather naïve or primitive style. In 1990 he left teaching and was allowed an early retirerment with his wife to their house on the French countryside.
Since then he has devoted himself entirely to painting, and notwithstanding some small exhibitions in France and Holland, Bossert has remained relatively unknown. Depuis 2003, il a travaillé sur papier en employant une technique spontanée avec encre et aquarelle. Since last year fantastic architectural constructions have begun to appear in the backgrounds of his drawings, cathedrals and baroque buildings of a lively, organic nature. His atmospheres remain mysterious- menacing and gloomy, the images vague and misty.

Claude BRUGEILLES

Claude Brugeilles, né en mai 44 à Luscan, sur les rives de la Garonne, habite Arcizac-Adour sur les rives de l’Adour.
Cet artiste est multiple : le peintre est poète (1) et le poète est sculpteur.
Voilà donc un homme difficile à cerner, une nature impossible à définir. Il ne cesse de voyager ( même sur un tabouret). Lui-même se dit "Artisan de son Art" ou encore "Mes yeux sont mes bleus de travail". Il vous arrivera de le croiser dans quelques décharges (2) effectivement en "bleu de chauffe"… Sculpteur, Claude BRUGEILLES part d’un objet simple, une bricole dont on se sert chaque matin, un rien qu’on tient à la main sans y penser. Et il l’élève au rang du mythe, il le sublime à nous faire peur…
Et si Claude BRUGEILLES se retrouve, sous d’autres cieux, au Musée d’Art Brut de "l’Art en Marche" à LAPALISSE (03) et HAUTERIVES (26) c’est aussi parce que ses racines sont en Comminges et sa ramée sur toute terre.
(1) prix poésie Max-pol FOUCHET (94)
(2)"la décharge comme mine… et pourvu que l’or dure !"dit-il

Kurt Joseph HAAS

Né en Suisse à Zurich en 1935, Kurt HAAS est autodidacte, il commencera à peindre à l’âge de 40 ans. Ses premières œuvres sont abstraites, géométriques, puis peu à peu deviennent surréalistes.
En 1983, comme il aime à le dire lui-même, « il a la liberté dans sa tête », débutera alors une création des plus originales sur papier, en petits formats, sur papiers de récupération, au stylo bille, aux crayons de couleurs, à l’aquarelle, représentant un monde imaginaire grouillant d’animaux, de têtes, de monstres, de paysages merveilleux, …
Ce voyageur infatigable se promène toujours avec un harmonica dans sa poche ; ainsi, il peut jouer du blues aussi bien qu’il dessine sur un coin de table ou sur un menu de restaurant.
Regardez bien, de près, ses dessins, Kurt est un poète, épris de liberté.
Il figure dans la Collection Neuve Invention de Lausanne, depuis 1986. Il expose dans le monde entier, en particulier aux Etats Unis où son succès est immense.
Luis MARCEL – 2 000

Agnan KROICHVILI

Né à Chalon/Saône,en 1961.Breton, géorgien, bressan, citoyen d’entre Saône et Rhône, Agnan KROICHVILI est un peu de tout cela.
Archéologue et inventeur, récupérateur, usager, emballeur et réexpéditeur, le monde qu’il vit procède un peu de là.
Pourvoyeur de racines, généalogiste méthodique, archiviste de son destin, écrivain du secret, sa cosmogonie intime désoriente ainsi.
Réveilleur de fantômes, évocateur de destins incertains, habilleur méthodique d’hommes-lettrines et virtuose du chiffre, calligraphe de nos songes, c’est comme cela qu’il fixe en nous des embryons d’humanité. Histoire de quoi, histoire de qui ? destinées du surplace, répétitions de gestes sans commencement, ni fin, sans avenir et sans passé, simplement là.
Peinture automatique, autant qu’écriture aux formes infinies, il y a eu le rouleau, il y a eu la ficelle, il y a eu l’empreinte… les ciseaux du grand-père, de l’oncle, de la mère… et du temps.
Il y a aujourd’hui 2000 personnages condamnés à une exponentialité sans limite ou à la méprise du temps, 2000 ans comptés à l’aune d’une religion à peine transmise, élixirs volatiles d’esprit sur l’incommensurable haine et les génocides que refuse le citoyen du monde.

Dominique Rivière
Conservateur de l’Ecomusée de la Bresse bourguignonne

Frédéric LANGE

Ce « géant » d’origine belge, venu à la sculpture au terme d’une longue démarche personnelle est aussi un maître du feu. Un élément qu’il apprivoise tel un Vulcain moderne jusqu’à la naissance de ces délicates créatures vêtues de leur parure de bronze et de bois brûlé.
« Les spectateurs » sont des pièces uniques en bronze. Leur créateur en est également le fondeur...
« Une longue démarche personnelle m’a amené à utiliser divers matériaux organiques consummables : bois, ficelle, carton, déchets organiques...
L’expression du visage est réalisée en cire reprise par le bronze, l’empreinte digitale laissée comme trace signataire.
L’âme de la pièce en bois est visible à travers des fenêtres que laisse le bronze donnant priorité à la puissance d’expression des traces laissées par le feu »

Frédéric Lange

Jacques RENAUD-DAMPEL

Originaire du Sud-Ouest, il s’est installé en mai 68 avec sa famille en Ile-de-France, à Chambourcy, après un séjour de 10 ans à New-York. Auteur de critiques, de poèmes et de nouvelles, il est rédacteur en chef des "cahiers André Derain". Ses recherches plastiques ou littéraires ont été encouragées par des personnalités éminentes, de Jean Paulhan et Raymond Queneau à Michel Thévoz et Jack Lang.
Jacques RENAUD-DAMPEL ramasse des pierres dans la nature. Il ne leur enlève rien et ne leur ajoute rien. Il les peint (à l’acrylique d’architecte) en interprétant leur forme. Voici le secret des fameux "Dampélites", ou, selon le mot du grand critique d’art Jean Leymarie, des "savoureuses pierres dampélisées".

Lucien VERNEDE

Né le 26/10/27 à St Chaptes dans le Gard, il vit et travaille dans le gard.
en 1946 à Nîmes, il fait ses débuts aux Beaux Arts et mène de pair 9h de travail chez un artisan imprimeur durant 11 ans.
1957, il devient maquettiste et décorateur, en 1971,Il rentre à la Maison des Artistes, à Paris, où il se livre à des travaux de restauration pour les antiquaires. Chargé de mission auprès des monuments historiques, Il continue son œuvre peinte.
1983 – DATE CLE : Son épouse lui fait connaître le Musée de l’Art Brut de Lausanne et c’est le choc immédiat. Il brûlera aussitôt toutes les œuvres issues d’un enseignement qu’il rejette en totalité. La visite de l’exposition de Jérôme BERNAL au Musée d’Alès « Singuliers de l’Art » le subjuguera et il deviendra le défenseur acharné de cette œuvre splendide, puis un ami de la famille. Sur son intervention, une grande part de l’œuvre sera sauvée et plusieurs huiles prises en don par Michel THEVOZ pour le Musée de Lausanne.
1985 – Il expose au Musée d’Alès ses premiers travaux libres de toutes entraves (60 peintures et gouaches)
de 1985 à 1998 – Plusieurs expositions (de groupes ou individuelles) se succèdent : Roanne chez Luis MARCEL, Bâle, Zurich, Marseille, Paris, Bordeaux, Lapalisse Musée de l’Art en Marche,
Ralentissant son activité, il collectionne les œuvres les plus proches possibles de l’Art tel que l’entendait DUBUFFET « insoumis à toute contrainte… »
Son œuvre, brutale souvent, il la désire surtout comme un témoignage d’une époque troublée, sans assise véritable, hors celle du pouvoir de l’argent et des guerres qui la servent et la font survivre encore.

Curriculum vitae écrit par Lucien VERNEDE, le 13 avril 1999.

Mario CHICHORRO

Mario Chichorro est né le 17 décembre 1932 à Torres Vedras, au Portugal. Il entreprend des études d’architecture à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Porto, études qu’il abandonnera deux années plus tard. Il travaille alors dans différents cabinets d’architectes de Lisbonne et de Porto. En 1963, il s’installe en France et travaille chez un architecte à Perpignan. Il se marie en 1966 avec une catalane, époque où il commence à peindre sur des cartons ondulés, des toiles, du papier et du bois aggloméré. Son travail est un mélange de peinture et de sculpture qui se matérialise par des sortes de peintures en relief.
En 1968, il est licencié pour avoir participé à une manifestation et part s’installer chez ses beaux parents qui sont viticulteurs et éleveurs de moutons. Dès lors, il se consacre entièrement à la peinture. Il se sent des affinités avec Picasso, Chaissac, le surréalisme, Dubuffet et l’art roman. Son œuvre, de facture naïve, retient l’attention de Claude Massé puis de Jean Dubuffet qui l’intègre dans la collection Neuve Invention de Lausanne.
Mario Chichorro vit actuellement à Perpignan et continue à créer ses « bas-reliefs » avec de nouveaux matériaux parmi lesquels la résine synthétique, la mousse de polyuréthanne et l’aggloméré de liège.

2) La découverte de l’expo

EXPOSITION « MONDES IMAGINAIRES » : Références musicales

Danielle Jacqui
1. « Pavane de la Belle au bois dormant », Ma Mère l’Oye, M. Ravel
• Atmosphère, univers enfantin
• Construction de l’extrait
2. Théâtre d’objets, C. Havard
• Détournement d’objets
• Transformation du son

Mario Chichorro
3. « Ouverture » de la suite n° 1 de L’Arlésienne, G. Bizet
• Répétition d’une mélodie avec des variations concernant essentiellement le timbre
4. Sonate pour piano K 265 « Ah ! vous dirais-je Maman », W. A. Mozart
• Variation d’une mélodie (thème et variations)
5. « Section IIIB », Music for 18 musicians, S. Reich
• Musique répétitive

Alfred Trouvé
6. Messe pour le temps présent, P. Henry, « Psyché Rock »
 Caractère désuet, kitsch
7. Symphonie des jouets, Léopold Mozart « menuet »
• Enfance (jouet)

Claude Brugeilles
8. « Le jardin féerique », Ma Mère l’Oye, M. Ravel
• atmosphère
9. « Arrivée au jardin », L’enfant et les sortilèges, M. Ravel
• atmosphère, ambiance ambivalente

Kurt J. Hass
10. « Augures printaniers », Le Sacre du Printemps, I.Stravinsky
• Caractère tribal de la musique (violence du rythme)

Agnan Kroïchvili
11. Kyrie Messe de Nostre Dame, G. Machault
• Evocation d’un lieu : la cathédrale (personnage issu de vitraux)

B. Tissandier
12. Litanies à la Vierge noire de Rocamadour, F. Poulenc
13. Ave Maria Guarani BO du film « Mission », E. Morricone

Léon
14. Pour ainsi dire, Les Jeux de la Tribu
• Humour
• Polyphonie
• Densité (de plus en plus d’informations sonores)
• Utilisation particulière de la voix
• Crescendo

3) Les prolongements pédagogiques

Exposition « Mondes imaginaires »
Découverte de l’exposition et pistes pédagogiques (Musique et Arts visuels)
Document réalisé par les conseillers pédagogiques arts visuels et musique
Nom de l’artiste Mots clés Découverte de l’expo Pistes pédagogiques
Références « Histoire des Arts »
Danielle Jacqui

• Détournement d’objets
• Accumulation
• Matière/ matériaux
• Couleurs
• Dessin/graphisme
Trier des objets et des matières en relation avec l’œuvre.
Repérer des détails de l’œuvre ainsi que des points de vue différents à l’aide de photos.

« Déguiser » des chaises ou d’autres objets avec différents matériaux et leur donner un nom.
Réf. Art. : Chaises de Robert Stephan, Robert Combas, Carelman, Picasso, Dubuffet, Erik Dietman, Spoerri...
Oeuvres d’Arman (accumulations)

Mario Chichorro

• Couleur et variations
• Figuration
• Bas-relief
• Série
• Bande dessinée
• Cloisonnement
Choisir un détail et le dessiner A partir d’un sujet, faire varier la couleur
Réf. Art. : Pop Art (Andy Wharol)
Travailler la gravure dans des matériaux tendres (pâte à sel, terre, mousses compactées…) pour réaliser des bas-reliefs
Réf. Art. : art médiéval (chapiteaux sculptés, gargouilles…)

Alfred Trouvé

• Sculpture
• Couleur
• Enfance (jouet)

Créer des personnages en papier mâché, en terre…
Imaginer l’environnement de cette machine.
Créer d’autres machines imaginaires.
Réf. Art. : « Machines » de Léonard de Vinci.

Joël Biron

• Graphisme
• Art primitif/ethnique
• Couleur
• Composition
• Formes géométriques
• Foisonnement
Recomposer le tableau à l’aide de formes géométriques
A partir de découpages, collages, travailler la composition d’une image.
Recomposer un tableau ou une photo à l’aide de formes géométriques en ne conservant que les lignes principales et les masses colorées.
Réf. Art. : peintures aborigènes, graphismes africains
Abstraction

Jacques Renaud-Dampel

• Forme et couleur
• Support
• Récupération
• Présentation

Récupérer des éléments naturels (cailloux, racines, branches…), imaginer et mettre en évidence un personnage ou un animal en utilisant simplement peintures, craies grasses, terres...

Réf. Art : Florence Marie, Gaston Chaissac

Claude Brugeilles

• Couleur
• Composition
• Allégorie
• Symbolique

Retrouver les couleurs du tableau à l’aide d’un nuancier.
Retrouver les détails du tableau (en quoi ce tableau nous fait penser à un monde imaginaire ?) Travail de lecture d’images, comparer avec des œuvres de l’artiste Le Douanier-Rousseau
Travail de production d’écrit : décrire cet univers imaginaire, imaginer ses habitants, sa faune, sa flore…
A partir de ce tableau, créer les personnages, la faune, la flore en volume.

Kurt Joseph Hass

• Graphisme
• Art primitif/ethnique/tribal
• Couleur
• Composition

Choisir un détail et le dessiner

Travail autour de la ligne ; jeux graphiques
Réf. Art. : peintures aborigènes, graphismes africains, art naïf

Agnan Kroïchvili

• Série
• Collage
• Matérialité
• Composition
• Couleur
• Dessin
• Univers étrange

Prendre la position de chacun des personnages et raconter son histoire
Créer des univers avec des mediums différents : travail sur la matérialité.
Travail poétique autour de ces univers, de ces paysages imaginaires.
Réf. Art. : Pierre Passani

Frédéric Lange

• Sculpture
• Série
• Fragilité/résistance
• Installation
• Peuple imaginaire
• Corps fragmentés
• Silhouettes
Parmi les œuvres de l’exposition, retrouver les différentes représentations de personnages
Créer des personnages sur tiges avec divers matériaux.
A partir de ces personnages, créer un spectacle de marionnettes.
Réf. Art. : Sculptures de Giacometti
B. Tissandier

• Sculpture
• Matière
• Méditation
• Religiosité
• Enfermement
• Habitat
• Démesure

Création d’habitats mystérieux, de cocons (terre, papier mâché, bandes plâtrées, fil de fer...)
Imaginer des personnages dans différents matériaux pouvant hanter ces lieux.
Réf. Art. : Sculptures de Giacometti, Janclos
Architectures africaines

Vitalys

• Accumulation
• Matières
• Récupération
• Symbolique
• Animal
• Appartenance à une famille, à un groupe (identité)

Retrouver les matériaux qui composent l’œuvre à l’aide d’échantillons Construire son totem en regroupant des images, des photos, des objets personnels.
Baliser des lieux (école, forêt, jardin…) en regroupant des objets emblématiques de ces endroits.
Créer des totems de peuples imaginaires (comment serait le totem du pays de l’ombre, du pays de la lumière…)
Réf. Art. : Art des Amérindiens, totems de Polynésie

Léon

• Point de vue
• Regard
• Humour
• Intérieur/extérieur
• Enfermement

Lecture du tableau, verbalisation (qui regarde qui ?)

Réfléchir en classe à des situations à partir de cette interrogation.

Jean-Louis Salanon

• Cartographie
• Point de vue
• Couleur
• Foisonnement

Travailler à partir de cartes, de plans : transformer, détourner, isoler une partie de paysage (par exemple un morceau de ciel, d’asphalte, de pré, de chemin…)
Réaliser la carte d’un pays imaginaire.
Réf. Art. : Photographies de Yann Arthus-Bertrand